Vers un protectionnisme vert ?

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La communauté internationale n’a pas réussi à s’entendre sur des règles contraignantes en matière de réduction de gaz à effet de serre (GES) ; c’est donc par une approche défensive que certains pays industrialisés – au premier rang desquels les pays européens – risquent de vouloir parvenir au modèle économique “low carbon”. Parce qu’il est vert – c’est-à-dire dédié à la préservation de l’environnement et devant servir une croissance elle-aussi verte – et parce que l’OMC reconnaît, dans le cadre de l’accord GATT, que des obstacles au commerce peuvent être érigés au nom de la cause environnementale, ce nouveau protectionnisme est, pour beaucoup, considéré comme légitime. Par définition, il reste, pourtant, un “protectionnisme”. Lire la suite…

Rédigé par : Corinne Vadcar | pas de commentaires

Copenhague et Genève: les derniers feux du multilatéralisme ?

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Alors que débute le sommet de Copenhague sur le climat et que s’est tenu une réunion ministérielle à Genève sur les négociations à l’OMC, on est en droit de se demander si l’on n’assiste pas, avec ces grands-messes, aux dernières manifestations mondiales du multilatéralisme.

Certes, les appels à la recherche d’un consensus global sur les questions qui demandent les réponses les plus larges possibles à l’échelle de la planète ne manquent pas. Ainsi, Pascal Lamy, Directeur général de l’OMC, a exhorté les États membres à “l’union” pour conclure un accord multilatéral sur le commerce l’année prochaine alors que les négociations traînent depuis plusieurs “longs” semestres. Certes, Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du FMI, soulignait récemment, lors d’une interview télévisée, qu’une volonté politique réelle existait de la part des États, qu’il s’agisse des États-Unis avec le Président Obama, de la Chine avec le Président Hu Jintao ou du Brésil avec le Président Lula, d’apporter des solutions basées sur un consensus large aux problèmes globaux qui sont les nôtres. Reste que la fenêtre d’opportunité est probablement très courte et que si les États ne parviennent pas à s’entendre aujourd’hui, à Genève ou à Copenhague, ils n’y parviendront vraisemblablement pas demain. Lire la suite…

Rédigé par : Corinne Vadcar | pas de commentaires

Quels relais de croissance extérieurs après la crise ? Les prochains marchés porteurs

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Anticiper les prochains marchés émergents des dix à vingt prochaines années peut s’avérer un exercice ambitieux, à tout le moins hasardeux, quand la crise financière et économique internationale semble rebattre les cartes et invite à la plus grande prudence concernant les économies déjà émergées, qu’il s’agisse des pays occidentaux, de la première génération de “nouvelles économies industrialisés” (Singapour, Hong Kong, Corée du Sud et Taïwan) ou des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Bien des certitudes sont aujourd’hui fragilisées par des bouleversements d’une brutalité sans équivalent depuis les années 1930 et il est aujourd’hui certain que le monde de demain ne ressemblera pas à celui d’hier. Reste que la crise ne sera pas sans fin, que la reprise économique mondiale passera par un redémarrage du commerce international et qu’en tout état de cause, il y aura toujours une prime à l’entreprise qui saura anticiper les marchés porteurs, les technologies de rupture et les changements de paradigmes sociétaux. Dans ce contexte, les entreprises ont tout à gagner à rechercher, à l’horizon 2015-2020, de nouveaux relais de croissance, à identifier – par un exercice qui résistera, autant que possible, à l’épreuve du temps – les marchés qui, de par leur maturité, seront devenus stratégiques tant pour l’économie mondiale que pour les acteurs économiques en quête de nouvelles perspectives de développement. Reste que le ralentissement économique mondial incite à relativiser ces trajectoires. L’émergence n’est pas un long fleuve tranquille. Ce Friedlandpapers résume une étude plus détaillée qui s’attache à identifier dix marchés porteurs à cet horizon et en actualise les résultats au regard des bouleversements créés par la récession mondiale.

Bonne lecture
Bonne fin de semaine ! Lire la suite…

Rédigé par : Corinne Vadcar | pas de commentaires

Protectionnistes, nous ? Jamais !- la nomination de Bill Richardson au Secrétariat d’Etat américain au Commerce -

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Un diplomate au commerce, pourquoi faire ?

En nommant au Commerce Bill Richardson, ancien négociateur aux Nations-Unies, Barack Obama n’a pas fait un cadeau de consolation à son opposant malheureux dans les élections républicaines, il s’agit d’un choix stratégique qui présage des futures orientations américaines. Lire la suite…

Rédigé par : Béatrice Richez-baum | 1 commentaire