Et si le problème de croissance des entreprises n’était pas du ressort des politiques économiques ?
Croissance, FormationLa réussite de Barack Obama a fait la une de toute la presse de ces dernières semaines.
Il est intéressant, à cette occasion, de faire un parallèle entre la politique et l’économie.
On le répète constamment depuis plusieurs mois, nos entreprises en Europe et plus particulièrement en France ne grandissent pas. Les rapports se multiplient pour s’interroger sur les causes, et pour proposer de nouveaux dispositifs d’aides, tantôt ciblés sur la création, tantôt sur les entreprises moyennes ou encore sur la transmission. Et si la raison était ailleurs ?
En 2000, Barack Obama suivait la convention démocrate sur écran géant depuis le parking faute d’avoir obtenu une accréditation. Huit ans plus tard, il est le candidat du parti démocrate avec des chances réelles de devenir le futur président de la première puissance mondiale. Une telle chose pourrait-elle se produire en France ? Certainement pas ! Dès qu’une nouvelle personnalité émerge en politique, elle est rapidement confrontée à de nombreuses barrières à l’entrée, puis si elle parvient à passer ces barrières elle devra faire face à des « éléphants » ou des « barons » qui étouffent la concurrence.
Le parallèle peut paraître audacieux, mais il semble que le monde des entreprises est dans une position totalement similaire. Les Etats-Unis voient régulièrement émerger des entreprises telles qu’Apple ou Google, quand en France nous avons des petites entreprises qui n’arrivent pas à grandir et un renouvellement des entreprises du CAC 40 quasi inexistant.
Le choix du parti démocrate américain est aussi une preuve de la capacité de ce pays à prendre des risques.
Alors problème économique ou problème de société ? Ce parallèle interroge sur les causes de la difficulté à croître des entreprises. Les politiques économiques aussi bonnes soient-elles, peuvent-elles seules remédier à la réticence au changement et à l’aversion au risque des français ?
Pour voire enfin croître les entreprises, les réformes à mener concerneraient alors l’ensemble de la société et en premier lieu l’éducation.



C’est exact.L’éducation est la clée du changement et surtout dès l’école primaire.Mais ceci doit être fait aussi pour les étudiants et les adultes.Les grandes écoles françaises n’aident pas assez pour l’esprit d’entreprise et la création.Je l’ai vu moi même quand j’ai voulu suivre un stage à HEC qui dépent de votre chambre de commerce.On m’a demandé de payer 9900€.Ce n’est pas à la portée d’un jeune créateur et quand je l’ai dit ils ne m’ont pas répondu.Vos écoles sont faites pour les grandes sociétés et pas pour la PME.Je le déplore et vous n’aidait pas les créateurs à financer les stages alors que les étudiants dans votre école n’ont rien à payer.Merci d’avance.
Répondre
Merci Norbert pour ces éléments. La formation est une mission essentielle de la Chambre. Aussi, nous avons évoqué votre question avec les responsables de l’enseignement. Il en ressort les éléments suivants:
Parce que le dynamisme d’un territoire dépend directement du taux de création d’entreprises, la CCIP a fait de la création et de la transmission d’entreprises une priorité d’action de sa mandature. La problématique n’est pas tant la création d’entreprise – si l’on s’en réfère notamment à leur accroissement – que le développement des jeunes entreprises et leur pérennité, la formation est un levier d’action primordial pour agir en faveur de l’entrepreneuriat.
La CCIP en a parfaitement conscience et mobilise au quotidien ses services et ses écoles pour accompagner, former les entrepreneurs et créateurs – repreneurs d’entreprises. Elle diffuse de manière intensive dans chacune de ses écoles l’esprit d’entreprendre.
Chacune d’entre elles développe des produits qui lui sont propres. Outre les formations dispensées par HEC que vous citez, il existe également des programmes de grande qualité proposés par ADVANCIA, l’école de la CCIP dédiée à l’entrepreneuriat.
Désireuse de répondre aux besoins des entrepreneurs et consciente des difficultés budgétaires qu’ils peuvent rencontrer, l’école propose des modules destinés aux dirigeants de jeunes entreprises
Par ailleurs, il existe des solutions de prise en charge, au moins partielle, du coût de la formation :
- Pour les créateurs, repreneurs et dirigeants de jeunes entreprises, la Région Ile de France a mis en place Cap Entreprise, un dispositif permettant d’orienter vers une offre « conventionnée » (c’est à dire subventionnée par la Région). Il est possible accéder à une partie de l’ offre d’ADVANCIA par ce système.
- Pour avoir le descriptif et le mode d’emploi de ce dispositif, cliquez sur le lien suivant :
– cap-entreprise: http://www.creersaboite.fr/cid68502/cap-entreprise.html?pid=5843
- Pour les dirigeants non salariés, des organismes financeurs peuvent être sollicités (AGEFICE ou FIF-PL, selon le secteur d’activité de l’entreprise).
- Pour les dirigeants salariés, ou pour les salariés porteurs de projets de création/reprise et accompagnés par leur entreprises, les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) peuvent apporter une contribution.
La Direction de l’enseignement
et le Blog
Répondre