C’est la crise : achetons vert !
Marchés publics
Verdir les marchés publics, c’est-à-dire intégrer des considérations environnementales dans les achats de l’administration, n’est plus un simple effet de mode. C’est une nécessité sociétale, inscrite d’ailleurs dans le Code des marchés publics (voir entre autres, les articles 5 et 14).Longtemps, les réfractaires à cette idée ont avancé, notamment, qu’acheter vert revenait à acheter plus cher. Il est vrai que certains produits respectant l’environnement sont plus onéreux au stade de leur acquisition ; les ampoules basse consommation sont ici un bon exemple.
Mais examiner un produit sous son seul angle prix initial n’est pas la bonne méthode. Celle qu’il convient de retenir porte plusieurs noms : coût global, démarche ACV (analyse du cycle de vie)… Il s’agit de se préoccuper non seulement du prix de départ mais également des frais de fonctionnement, des conditions de production (montant et volume du carburant pour le transport, par exemple) et du coût d’élimination d’un produit donné.
Cette approche en coût global lors de l’achat public préserve finalement l’environnement et les deniers publics (elle permet même souvent des économies). Alors, à l’heure d’une récession face à laquelle les gouvernements arbitrent parfois en faveur de la maîtrise des charges, un seul mot d’ordre : achetons vert !


