De l’urgence à agir


De l'urgence à agir - SecreSide-FotoliaL’élection présidentielle doit être l’occasion de donner un nouvel élan à notre économie et à l’Europe. La priorité essentielle, c’est de faire redémarrer la croissance. Pour cela, il faut changer de paradigme, passer d’un modèle fondé sur la consommation à une économie de production et d’innovation.

Il faut parier sur les entreprises, en réduisant nos coûts collectifs pour alléger les charges qui pèsent sur notre compétitivité. La baisse de la dépense publique est la seule voie pour sortir notre pays de la spirale de la dette.

Il faut parier sur les jeunes, qui sont un des atouts de l’économie française. Face au vieillissement de la population, il n’est plus supportable que nos jeunes démarrent dans la vie active après 25 ans. Sinon, jusqu’où faudra-t-il allonger l’âge de départ en retraite : 70 ans ? 75 ans ? C’est le devoir de notre génération.

Enfin, il faut parier sur les territoires. Avec sa Ville-Monde et ses métropoles européennes, la France dispose d’un atout décisif dans la compétition mondiale. Nous devons capitaliser sur la dynamique attendue du Grand Paris en lui donnant une gouvernance forte, simple et lisible. Cela permettra de structurer l’organisation territoriale nationale et d’accélérer les investissements indispensables dans la R&D, les transports et le logement, qui sont une des conditions du développement de notre pays.

Consultez l’intégralité des propositions de la CCIP

Rédigé par Pierre-Antoine Gailly le 23 janvier 2012 à 16:39

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  1. Posté par Arnaud2d le 27 janvier 2012 à 9:45

    Bonjour
    Pierre-Antoine GAILLY parle de changement de paradigme. Soit.
    Jean-Louis SCARINGELLA parle de sortir de la crise en 2012. Rien qu’au niveau du vocabulaire, ça n’est pas compatible.
    Et dans les 2 cas, il manque une dimension à vos contributions : la dimension « durable » (j’utilise le terme en vigueur à défaut d’une terme plus approprié). En effet, pour caractériser la nécessité globale actuelle, je préfère le mot de mutation plutôt que changement de paradigme. Non seulement c’est un mot plus simple, mais il traduit mieux encore qu’il ne s’agit pas de « sortir de la crise » comme on a tenté de le faire avec la crise de 2008 (!), mais de changer suffisamment d’outils, de leviers, de regards… pour que plus rien ne soit comme avant et pour que tout le monde ait envie de regarder en avant.
    Parce qu’une entreprise qui croît mais au sein de laquelle les salariés mesurent tous les jours l’écart entre les valeurs annoncées et les valeurs vécues, c’est une entreprise qui fabrique du ressentiment voire de la colère. Parce qu’une entreprise qui croît en n’ayant pas un souci obsessionnel de la limitation de sa consommtion des ressources, c’est une entreprise qui fabrique un monde qui s’appauvrit. Parce qu’une entreprise qui fait du profit en faisant fi d’un équilibre global de ses dimensions économiques, sociétales, environnementales voire même culturelles et une entreprise qui ne peut attirer qu’une poignée d’actionnaires au détriment de ses fournisseurs, de ses salariés, de son territoire et peut-être un jour de ses clients.
    Alors pour provoquer la nécessaire mutation de notre monde (économique et autre), une piste : faire que le PIB ne soit qu’une des dimensions de mesure de la croissance, appliquer l’esprit complet du rapport Stiglitz (du début de l’actuel mandat présidentiel) et avec un dynamisme formidable en tirer toutes les conséquences pour toutes les entreprises : généraliser la mesure extra-financière, développer les indicateurs simples de bien-être sociétal, afficher les paramètres environnementaux, faire de l’exception culturelle française une force au quotidien…
    Et bizarrement, je suis persuadé qu’en changeant le thermomètre, nous changerons tous nos façons d’agir.
    Bonne année à chacun.
    Arnaud

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  2. Posté par Salomé le 29 janvier 2012 à 3:17

    Bonjour,
    Assez d’accord avec votre commentaire.
    Étant un habitué du Blog, je constate un glissement majeur dans l’utilisation des mots et un changement de vocabulaire. Au début de la crise tout le monde criait haut et fort « développement durable  » pour sortir de la crise et préparer l’avenir. D’ailleurs, les budgets des plans de relance, de par le monde, exprimait clairement cette idée. La chambre défendait, elle aussi, cette tendance ! Mais depuis fin 2009, changement de discours, et de vocabulaire, on ne parle que compétitivité, relocalisation des activités, « made in  », après le « made by » de 2007… La CCIP fait de la politique et cède aux discours de circonstances. Au lieu de défendre une stratégie « durable  », eh bien non, on se met en mode compagne présidentielle ! ce n’est en aucun cas un reproche, mais simplement un regret !
    L’année dernière, j’ai participé à un séminaire organisé par la CCIP internationale – Bourse- sur le développement durable avec une dimension internationale. Beaucoup de participants ont exprimé l’urgence et la nécessité de développer des politiques nationales dans ce sens, car la situation est grave, mais surtout, par ce que des pays comme la Chine sont en train de dominer l’industrie des Greentechs, donc de l’avenir.
    Des contacts, amis par ailleurs, travaillant dans la direction internationale -de Mr Dabezi- m’ont offert une étude qu’ils ont réalisé sur le marché mondial des greentechs et sur les opportunités pour l’industrie française, que j’ai trouvé intéressante. Cette étude est une première, même pour moi qui travaille sur ces sujets depuis des décennies que je n’ai cessé de reprendre dans mes interventions en France et à l’étranger. En lisant et relisant cette étude j’ai cru naïvement que la CCIP allait l’utiliser pour peser, d’abord intellectuellement sur le débat, compte tenu de la richesse d’analyse de cette étude, puis sur les orientations en matière de politique industrielle et de choix stratégiques, en s’inspirant de sa dernière partie sur la France. Bref, faire entendre un son de cloche différent se situant au-dessus des simples arbitrages politiques de court terme.
    Il est vrai qu’un déphasage est à noter dans le discours de M. Gailly, mais faut-il y voir un certain opportunisme politique ou la volonté d’opter pour une neutralité temporaire étant donné que les jeux ne sont pas encore fait s !!!

    Merci

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  3. Posté par senegas le 30 janvier 2012 à 1:32

    Hello,
    bien, un discours pour ce début d’année 2012, qui promet, pour quoi pas, c’est même souhaitable pour nous, entrepreneurs particulièrement. Cependant, le contenu est très décevant.
    On attend de la CCIP qu’elle soit très agressive, très volontariste pour défendre nos intérêts, nous PME, mais surtout pas consensuelle et « molle » !!!
    Sur le volet développement durable, il est vrai que le discours est complètement loin, très loin de nos espérances. J’ai participé recement à un séminaire en Bretagne sur les énergies renouvelable et l’éolien offshore et j’ai vu ces entreprises (PME) croire en ce lendemain où les énergies renouvelables et le développement durable transformeront nos économies, voire même nos vies.
    J’ai discuté avec un économiste spécialiste des questions environnementales et du réchauffement climatique, de Pethuis, qui nous a parlé de ce nouveau modèle économique loin des questions théoriques et des débats idéologiques. Il nous a présent cette étude, dont parle Salomé, en la mettant dans l’actif de la CCIP. Pour lui cette étude sur les Greentechs et les enjeux pour la France allait dans le bon sens et tombe à point nomé. Il trouve que la CCIP doit se montrer influente et a vocation à travailler sur la thématique du développement durable, mais d’un point de vu économique : analyse des marchés mondiaux, des technologies, suivi des entreprises françaises et européennes… pour pouvoir garder la main sur ce sujet et influer via son expertise, au lieu de subir !!!
    J’espère que la CCIP sortira un jour de son hebernation et j’espère qu’elle saura lancer une réflexion sur ces thématique car les années avenirs seront très cruciales pour nous.
    M. le Président le temps joue contre nous.

    merci

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