SDRIF (1) : évitons le syndrome de la zone d’activités « fantôme » !
Aménagement du territoire
La planification en urbanisme a profondément changé depuis les années 1990, grâce à un renouvellement des pratiques politiques et professionnelles. Elle est devenue plus stratégique et plus souple ; on peut dire qu’elle s’est éloignée du spectre du « Gosplan » ! Cependant, en géographie, on dit que « la carte n’est pas le territoire ». Autrement dit, la projection mentale que nous nous faisons de la réalité n’est pas la réalité elle-même. Il convient donc de reconnaître qu’un exercice de planification n’épuise pas, loin s’en faut, toutes les dimensions de la vie des hommes et des femmes sur un territoire.
Le Conseil régional vient d’adopter officiellement un nouveau Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Depuis quatre ans, les étapes qui ont présidé à l’élaboration de ce document se sont succédées: concertation, projet, enquête publique, avis, négociations… Il reste normalement une ultime étape – et non des moindres – qui est sa transmission au Conseil d’Etat pour validation par décret. Cette validation de la légalité du document est nécessaire pour que le SDRIF puisse primer sur les documents d’urbanisme de niveau local et produire ses effets à travers eux.
Or, quels que soient les défauts et les qualités de ce schéma, il faut reconnaître que ce n’est après tout QU’UN document de planification, une sorte de terreau fertile dans lequel doivent pousser les projets.
La cristallisation actuelle du débat politique sur l’application ou non de ce schéma ne doit pas nous faire perdre de vue que la réalité s’élabore au quotidien sur le terrain. SDRIF ou non, il nous faut impérativement développer notre métropole, son tissu urbain et son tissu économique ! Concrètement, cela veut dire, chaque année, construire plus de 60.000 logements et susciter la création a minima de 28.000 emplois, et cela, globalement sur la région.
L’avenir de notre métropole n’est pas déterminé par son document de planification, mais par la dynamique de son développement. Autrement dit, ce n’est pas la quantité de surface urbanisable qui compte, mais bien plutôt la naissance de projets urbains / projets de territoire / projets économiques, mobilisateurs d’énergies et moteurs de développement.
Pensons à toutes ces communes de France, qui, grisées par les lois de décentralisation des années 1980 leur conférant officiellement la compétence urbanisme, ont cru faire du développement économique en se contentant simplement d’ouvrir dans leur document d’urbanisme des surfaces à urbaniser et de planter sur le terrain un panneau « zone d’activités économiques ». Certaines de ces zones d’activités fantômes existent encore… au milieu des champs !
Il serait donc temps de consacrer maintenant notre énergie à faire naître de multiples dynamiques au niveau local, qui mobilisent les acteurs à tous niveaux, publics et privés, pour transformer les territoires, les dynamiser, les valoriser…



Soit mais comment ? Il faut bien comme vous le dites vous même, valoriser les territoires, qui sont des lieux de croissance, coordonner les acteurs pour ordonner et rendre cohérents la vie économique, notamment, sur les territoires, non ? C’est en l’espèce le rôle du SDRIF ? Aussi, quelles autres solutions ?
Bien à vous
HBA
Répondre
[...] Les vendanges s’achèveront bientôt. La Chancellerie elle aussi va bientôt achever sa… SDRIF (1) : évitons le syndrome de la zone d’activités “fantôme” ! [...]