Les terrasses des cafés-restaurants : partager l’espace public dans un « savoir-vivre ensemble »
Commerce, Domaine public
L’interdiction de fumer dans les cafés et restaurants a eu des répercussions inattendues en matière de relations de voisinage. En effet, pour permettre aux clients de consommer tout en fumant, les responsables d’établissement ont multiplié les demandes d’implantation de terrasse sur le domaine public… augmentant conséquemment les protestations des riverains.
Pour les commerçants, il ne s’agit pas de remettre en cause la légalité des terrasses elles-mêmes, qui sont toujours autorisées sous certaines conditions (de passage, esthétiques…), très strictement appréciées par l’autorité de police, mais de tenir compte des nuisances ressenties par les habitants alentours.
Nuisances sur le cadre de vie, tout d’abord. Afin d’utiliser les terrasses tout au long de l’année, des systèmes de chauffage ont été installés et ont rapidement déclenché de vives polémiques quant à leur impact environnemental. Il est donc important que les responsables d’établissement qui veulent s’équiper en « chauffes-terrasses » privilégient les matériels écologiquement propres.
Nuisances sur le cadre de vie toujours. De nombreux fumeurs, quand ils sortent, jettent leur mégot dans la rue, ce qui est inesthétique et sale. Les cafetiers-restaurateurs veillent naturellement à leur devanture mais ne peuvent pas fatalement récupérer la totalité des mégots. Disposer un cendrier n’est pas toujours aisé (sauf quand des terrasses existent car il suffit d’en placer sur les tables), d’autant plus que ceux empiétant sur le domaine public doivent avoir obtenu une autorisation ad hoc. Il faudrait donc que les réglementations locales prévoient la possibilité de placer des cendriers, sans redevance mais sous condition d’hygiène et de passage.
Nuisances sonores ensuite. La question du bruit engendré par la clientèle n’est certes pas nouvelle mais elle a été fortement accrue avec l’interdiction de la cigarette. Les professionnels sont ici assez démunis : l’animation qu’ils doivent créer pour dynamiser les quartiers et leur établissement est, par essence même, incompatible avec certaines interdictions. Fort opportunément, certaines municipalités se sont déjà dotées d’outils de prévention (guides du bruit, campagnes d’affichage pour les consommateurs…) qu’il conviendrait de généraliser.
N’oublions pas que les terrasses sur le domaine public sont des espaces de sociabilité qui participent à la vitalité des zones urbaines. Le commerçant se trouve ici dans une situation délicate, contraint de faire vivre son affaire tout en respectant les réglementations et les attentes légitimes des riverains. A tous de préserver l’activité commerciale et d’animer les quartiers dans un « savoir-vivre ensemble ».



Madame,
Merci de cet article qui rappelle que les cafés et restaurants, parce qu’ils sont des lieux de sociabilités choisies, constituent, « per se », une source de nuisance pour le voisinage qui, lui, n’a pas le choix de s’y sociabiliser.
L’interdiction de fumer « à couvert » rajoute de la nuisance aux alentours des cafés, et les beaux jours arrivant, le phénomène va s’accentuer. Toutefois, elle en rajoute aussi au pied des entreprises dont les employés ne sont pas plus respectueux de l’environnement pendant leur « pause cigarette » que pendant l’ »happy hour » du troquet d’en bas : notamment, ils jettent toujours leur(s) mégot(s) à terre.
Vos fort opportunes observations, notamment à ce dernier égard, pourraient donc être relevées à propos de toutes les entreprises, pas seulement des débits de boissons.
A quand un enseignement du savoir-fumer et savoir-brailler ensemble ?
Cordialement,
TL
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Merci pour ce très bon article. La question du « savoir-vivre ensemble » reste avant tout me semble-t-il une question d’éducation et de tolérance. Je pense en particulier aux nuisances sonores.
Il importe que les brailleurs prennent conscience qu’ils sont dans un environnement habité et qu’ils apprennent à ne plus brailler (ça passe peut-être en effet par des campagnes de communication).
Il importe également que les voisins puissent tolérer un certain bruit de fond sans aller jusqu’à porter plainte contre les établissements qui effectivement donnent vie à un quartier. Car on se plaint suffisamment du manque d’animation des quartiers froids, trop résidentiels, ou même des villes de Province où les lieux de sociabilité sont moins nombreux.
Nous sommes dans une mégapole, la plus belle ville du monde, apprenons à la partager et Paris sera toujours Paris…
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Au delà de ce constat (que tout un chacun aura fait un soir d’été à une terrasse des quartiers chics) : que proposez-vous concretement ?
Dans l’attente de vos propositions …
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Cher JPD,
C’est vrai que l’exercice du « billet de blog » ne permet pas l’exhaustivité et il m’a fallu sélectionner quelques-unes des propositions figurant dans le rapport de la CCIP dont le lien se trouve en fin de post.
J’ai ici insisté sur la mise en place de « chauffes-terrasses » respectueux de l’environnement, l’installation de cendriers devant les établissements sans que le commerçant ait à payer de redevance, l’adoption ‘et le respect concomitant) de guides du bruit…
Vous souhaitant une bonne lecture du rapport,
HZ
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J’habite sur la place public du village de Bargemon dans le var cette année nous avons devant nos fenêtres un store qui nous cache la vue. Cela est-il règlementaire?
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Cher Menard,
Difficile de répondre à votre question car tout dépend des réglementations locales.
Je vous conseille de vous rapprocher de votre mairie pour prendre connaissance de celle applicable à Bargemon et, éventuellement, demander sa juste application.
HZ
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[...] sa profession. Nombreux sont ainsi les cafetiers, restaurateurs et hôteliers qui ont demandé l’implantation d’une terrasse devant leur établissement. Or, l’exclusion des baux commerciaux sur les dépendances du domaine [...]
c’est une honte de vous mettre du coté de ces commercant qui nous bouffe la vie je suis a bout de nerf a cause du bruit de la terrasse du bar qui se situe en dessous de mes fenetres que je ne pouvaient même pas ouvrir cet ete tellement la fumée de clope et le bruit etait insupportable on va ou là!!!!!!!!!!
ils apportent de la vitalité aux quartiers et moi je paye une taxe d’habitation pour me faire emmerder jusqu’a chez moi , non mais vous etes comique avec votre article vous!!!!!
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Tout cela n’est que du baratin, nulle part en France cela n’est respecté! Surtout pas à Blois!! C’est de l’intolérance que de ne pas respecter les riverains au profit d’activités accrues depuis le vote de la constitution européenne, initiée par VGE dont un fils vit du tourisme.
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