Du management dans le sport – Raymond DOMENECH est-il le descendant caché de Théodore ROOSEVELT ?
Il est d’usage de considérer le management comme « l’action, l’art ou la manière de conduire une organisation, de la diriger, de planifier son développement, de la contrôler ». Toute organisation doit être managée, aussi bien les Etats que les associations caritatives ou les entreprises du CAC 40. Les « bleus » ne font bien entendu pas exception.
Le développement des liens entre sport et management ne cesse de croître. Les parties de football jouées lors de « séminaires d’entreprises », ou encore le coaching par des professionnels du sport sont rentrés dans les mœurs. Des formations spécialisées, « sport, management et stratégie d’entreprise » ont vu le jour. La salle de gym au bureau devient indispensable au bien-être du cadre contemporain, « overbooké ».
Aussi, force est de le constater : si le management sportif influence l’entreprise, la réciproque prend également forme.
Le rôle du capitaine d’équipe est proche de celui d’un PDG. Pour l’un comme pour l’autre il est essentiel d’atteindre un objectif, en ayant une connaissance suffisamment large et précise des possibilités de son organisation, et, cela est essentiel, en développant un esprit d’équipe. L’exercice de telles fonctions implique une responsabilité, liée autant à la prise de décision qu’à l’exercice du pouvoir. En cas d’échec, le dirigeant devra répondre de ses décisions. Il ne peut en aucun cas se réfugier derrière l’injustice du sort.
Aussi, après les défaites successives de l’équipe de France, nombre de commentateurs, souhaitant appliquer au football les principes de l’entreprise, ont considéré que la démission de gré ou de force de son entraîneur, Raymond DOMENECH, devait s’imposer. Il n’en a rien été.
Si la « Fédé », affiche ainsi une certaine forme d’indépendance, en dessinant des frontières visibles entre décision sportive et organisation d’entreprise, le sélectionneur des Bleus semble vouloir convertir définitivement le coaching au management participatif. Ses déclarations attribuant un succès récent au collectif et non aux décisions d’un homme, ne sont pas sans rappeler les propos de Théodore Roosevelt, pour qui « le meilleur manager est celui qui sait trouver les talents pour faire les choses, et qui sait aussi réfréner son envie de s’en mêler pendant qu’ils les font » (Sic).
C’est aussi une conception « postmoderne » de la responsabilité qui se dessine dans la non-démission de l’entraîneur des bleus. Si, traditionnellement, la responsabilité des dirigeants correspond à une fonction symbolique et à une nécessité sociale, elle est désormais considérée comme ne répondant que très partiellement à leur influence réelle, en raison de la complexité des interactions qui se jouent. Le comportement des collaborateurs influençant autant celui des managers que l’inverse. Dès lors, le succès ou l’échec d’une entreprise dépend de tous. L’intéressement et la participation semblent d’ailleurs contribuer à ce mouvement de redéfinition de la responsabilité managériale.
Cependant, force est de le constater, il ne semble pas aisé de dribbler avec cette conception de la responsabilité … ni d’en faire un usage sportif … Paradoxe des temps …



Ouais mais le sport c’est free, c pas que du bizness
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Cela reste contestable. Le sport est une entreprise de loisir, qui doit par ailleurs être soumis aux mêmes contraintes que les entreprises …
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Cette analyse rejoint (s’inspire ?) de la pensée de René Girard sur la place et le sacrifice du dirigeant, représentant du sacré et, par conséquent, porteur et victime à la fois des aspirations violentes de la société. Le combat sur le terrain ou sur les marchés doit-il conduire au sacrifice expiatoire du PDG ? Domenech vobiscum.
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Tout dépend de savoir si le dirigeant d’entreprise est porteur et victime des aspirations de la société … Il semble en ce qui concerne Domenech qu’il soit porteur de matchs nuls. En ce qui concerne les dirigeants d’entreprise, j’ai plutôt tendance à penser qu’ils n’ont aucune fonction sacrée. La fin des parachutes dorés en est d’ailleurs un symbole … non ?
Les chefs sont des soldats comme les autres ?
C’est ça non le management participatif
Michel
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[...] Diego Maradona coachera l’équipe d’Argentine venue affronter les bleus dirigée par Raymond DOMENECH. El « pibe de oro » aura l’occasion de démontrer que l’on peut sortir de la drogue et [...]
Super jazzed about geitntg that know-how.
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