Chefs d’entreprise et citoyens : dimanche, j’irai voter !
Europe
Dimanche, 72 députés français (sur un total de 736) seront élus au Parlement Européen. Beaucoup craignent une large abstention. La qualité des débats médiatiques a été moyenne, beaucoup de terme négatifs – technocratie, éloignement, complexité, … – mis en avant une nouvelle fois. L’ignorance sur les institutions et les responsabilités européennes est, à vrai dire, encore très partagée, y compris parmi les chefs d’entreprise.
Et pourtant, le seul fait que 60 % au moins de notre corps législatif soit élaboré à Bruxelles devrait inciter le citoyen chef d’entreprise à voter…. Après s’être informé des engagements des formations politiques -pour cela, vous pourrez aller notamment sur Notre Europe sur le site du Mouvement Européen.
Et pourtant également, la crise économique ne devrait pas démobiliser l’électeur mais, au contraire, le porter à exiger une politique économique commune plus cohérente, plus pragmatique.
Trop d’ignorance dans les entreprises…
Dans une enquête réalisée à l’initiative de la CCIP en mars dernier –lien EIC-, il apparaît que plus de 73% des entreprises interrogées ont peu ou pas de connaissance de leurs interlocuteurs locaux en matière européenne. Près de la moitié des entreprises interrogées ne sait pas que les PME ont accès à des financements européens et près de 88% d’entre elle ne sait pas à qui s’adresser pour obtenir ces fonds !
A la question « quelles sont les institutions communautaires qui seront renouvelées cette année », seulement 39% des entreprises interrogées ont cité le Parlement Européen et 12% d’entre elles ont nommé la Commission Européenne. Elles sont plus de 43% à ne pas donner de réponse.
Dans le même temps, 72% des chefs d’entreprise estiment que les députés européens ont une influence « importante » sur la politique économique au sein de l’institution dans laquelle ils siègent.
Et pourtant tant d’enjeux les concernent …
Le meilleur moyen pour obtenir des politiques européennes conformes à nos attentes est de participer à leur adoption, par le vote d’abord, par l’information et la sensibilisation des élus ensuite.
Tout d’abord, le Parlement Européen pourra être un acteur de premier plan pour mettre en œuvre des mesures d’urgence de manière coordonnée en vue de faire face à la crise, et développer de nouveaux facteurs de croissance : environnement, énergies, haut-débit, technologies, etc. … De même, le Parlement pourra contribuer à un renforcement de la gouvernance économique de l’Union. Fort de leur nouvelle légitimité, les élus européens auront la possibilité d’inciter à l’adoption d’une régulation financière efficace sur l’ensemble du territoire européen.
Ces orientations globales pourront être compléter pour satisfaire les attentes concrètes des PME, qui représentent 99% des entreprises en Europe.
En effet, elles estiment majoritairement que l’Union doit financer les projets les impliquant davantage dans les domaines du développement durable, de la recherche et de l’innovation.
Par ailleurs, pour trois chefs d’entreprise sur dix interrogés lors de notre enquête, l’Union Européenne devrait développer sa coopération économique et financière avec les pays du pourtour méditerranéen et la Russie.
Les chefs d’entreprise souhaitent également un renforcement du contrôle des produits et des services importés dans l’Union pour permettre une concurrence équitable.
Enfin, plus de la moitié des entreprises interrogées pensent que la politique européenne de recherche doit prioritairement soutenir le secteur des énergies renouvelables et du développement durable.
En matière de propriété intellectuelle, les principales préoccupations des entreprises européennes concernent la lutte contre la contrefaçon (36%) ainsi que la simplification des procédures de dépôts des titres de propriété (29%). Depuis plusieurs années déjà, les institutions européennes œuvrent pour l’adoption d’un brevet communautaire, qui constituera un titre unique, valable pour la protection des droits de propriété industrielle dans tous les Etats de l’Union.
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Donner au parlement les moyens d’engager ces politiques relève de notre responsabilité. Le projet collectif porté par au sein du Parlement Européen vaut la peine d’être discuté.
Dimanche, j’irai voter !



En début de semaine dernière, au sortir de ma journée de travail, j’avais pris l’initiative de me rendre au commissariat le plus proche de mon domicile afin d’établir une procuration pour les élections européennes de dimanche.
A l’interphone du poste de police, un agent me demande l’objet de ma demande : « C’est pourquoi ? ». Je l’informe de ma démarche citoyenne et pousse la porte blindée, croyant qu’il allait m’ouvrir. Peine perdue, l’agent me répond « Désolé m’sieur, vous ne pouvez faire de procuration que pendant les heures de bureau. 9h-12, 14h-18h. Or, il est 19h45 ».
Je n’en crois pas mes oreilles. Stupéfait, je reste planté devant l’institution telle la porte de roche d’Ali baba devant laquelle je n’aurais pas prononcé la bonne formule. Pire encore, je ressens comme un mal-être intérieur, privé de mes droits civiques pour une histoire d’horaires !
Bien décidé toutefois à ne pas en rester là, j’appelle immédiatement le commissariat en question une fois rentré chez moi pour leur exposer mon problème :
- « Commissariat de (la ville en question est censurée), je vous écoute ?
- Euh, oui, bonsoir Madame, voilà, je me permets de vous appeler car l’un de vos collègues a refusé de m’ouvrir les portes de votre commissariat alors que je souhaitais faire une procuration pour les élections de dimanche, je suis très surpris.
- C’est normal m’sieur, les procurations ne sont possibles que pendant les heures de bureau.
- Oui, c’est ce que j’ai compris. Mais c’est justement ce qui me pose problème : effectuant moi-même des heures de bureau comme vous dites, et auxquelles il faut rajouter une heure de transport en commun, il me semble impossible d’arriver avant votre fermeture. Vous êtes sûre qu’il n’y a pas d’autre solution ?
- Non m’sieur, nous n’avons pas d’officier de police judiciaire en dehors de ces horaires. Or, seuls des OPJ sont habilités à gérer ce genre de dossiers. »
Surpris, je lui réponds :
- « Ah bon, dis-je, c’est étonnant, pour les présidentielles, je me souviens avoir pu faire ma procuration assez tard dans la soirée ?
- Oui, vous avez raison, c’était possible. Mais pour les européennes, nous n’avons pas reçu les mêmes directives. Aucune permanence n’est organisée. »
Tout n’étant pas fait pour assurer l’expression du suffrage, on ne saurait s’étonner que le taux d’abstention explose encore cette année…
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Jus te une question: pourquoi ne pas avoir fait ta procuration plus tôt ? Ca fait plusieurs années que le scrutin a été annoncé …
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En effet, je regrette de n’avoir pas eu (pris?) le temps de faire ma procuration plus tôt. Tempus Fugit…
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