Les marchés publics vous regardent
Marchés publics
Pire que Big Brother pour vous régenter le quotidien ? J’ai nommé les marchés publics. Il ne s’agit pas là d’une lubie de publiciste en mal de contentieux administratif mais bel et bien d’une constatation de citoyenne dont le train-train se voit de plus en plus contraint par le sacro-saint Code des marchés publics.
J’en veux pour preuves trois faits qui me sont arrivés cette dernière quinzaine. Première preuve : rendant visite à une amie hospitalisée dans un des grands hôpitaux parisiens la semaine passée, je l’appelle avant pour lui demander ce dont elle a besoin. Une couverture me répond-t-elle. Pourquoi donc ? Et bien parce que ce célèbre hôpital public ne possède plus -et seulement en cas de nécessité extrême- que des couvertures de survie. Celles « normales » sont toutes HS et, je cite l’infirmier de garde, on attend les prochains marchés publics pour se réapprovisionner.
Deuxième preuve : l’ascenseur de ma mairie où je me suis rendue il y a trois jours est en panne (évidemment les démarches que je devais y effectuer correspondaient à un bureau situé au dernier étage). Quand j’ai demandé la date prévue pour le rétablissement de l’ascenseur, il me fut répondu « dès que la pièce manquante aura été commandée par les service des marchés publics ».
Troisième preuve : il y a une ravissante place à côté de chez moi. En son centre trône une fontaine… sans eau. Le système qui permet de relier ladite fontaine à l’arrivée d’eau n’a jamais été posé. D’après le kiosquier de la place, ce serait l’entreprise qui n’a jamais été payée de son travail (décroché via un marché public, vous suivez ?) qui n’a pas fini l’installation.
Ils sont partout ! Les marchés publics are watching you !



Ces exemples sont surtout des preuves que les administrations ne connaissent pas le code des marchés publics. Une meilleure aniticipation des besoins (couvertures à l’hosto) ou du service après vente (ascenseur) est possible avec le code et cela aurait évité les dysfonctionnements.
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C’est vrai cher Koufra que les pouvoirs adjudicateurs n’utilisent pas toujours pleinement les nombreuses ressources du Code des marchés publics. Dans l’exemple de l’hôpital, des marchés à bon de commande auraient peut-être assuré des stocks de couvertures. Pour la fontaine, je crois que l’acheteur public ne sait pas qu’il risque des intérêts moratoires automatiques… Quant à l’ascenseur, pour autant que je sache, il est réparé mais je n’ai pas besoin de me rendre à ma mairie pour l’instant, dommage !
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